
Le goût de la framboise
Été 1998. Stella a 19 ans et se retrouve en prison. Elle pense que son avenir s’est arrêté là. Puis elle rencontre sa codétenue, une femme de quarante ans son aînée qui va bouleverser sa trajectoire. Vingt ans plus tôt, Marcelle tente de s’imposer dans un milieu qui ne l’attend pas et s’apprête à faire une découverte majeure. Entre cellule et étoiles, les destins de ces deux femmes finissent par se répondre.
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L'équipe artistique
De Raphaële Volkoff
Mise en scène Martin Darondeau
Avec Laura Authier, Benoit Blanc, Machita Daly, Octavie Durand, Nanou Garcia, Raphaële Volkoff
Lumières Jean-François Domingues
Scénographie Capucine Grou-Radenez
Costumes Chloé de Nombel
La critique de l'Affiche
L'avis de
Mordue
Quand je sors du Goût de la framboise, j'envoie immédiatement un message aux copains qui seront à Avignon pendant le Festival : réservez ce spectacle, c'est un banger absolu, il va être complet en moins de deux. Pas de raison que je ne fasse pas passer le même message ici. Alors en deux mots : réservez vite. Et en un peu plus, on va essayer de détailler pourquoi ce spectacle est peut-être l'un de ceux dont on va le plus parler durant ce OFF 2026 (promis on va essayer de pas en faire une disserte).
Alors, on commence par quoi ? Le texte ? Allez ! J'ai été conquise. C'est un sujet qu'on ne voit pas souvent au théâtre, et ça, déjà, c'est chouette : le milieu carcéral féminin d'une part, les femmes scientifiques d'autre part. Mais ce n'est pas que ça. Raphaële Volkoff a réussi - et c'est un tour de force ! - à infuser dans son texte de nombreuses thématiques. Moi qui reproche souvent aux auteurs de vouloir adresser trop de sujets différents, j'ai été simplement époustouflée par la manière dont tout est amené avec fluidité, avec discernement, avec l'équilibre parfait pour juste faire entendre une voix, poser une question, et nous laisser avec. C'est comme s'ils avaient réussi à faire rentrer plein de sujets en 1h20 et que tous s'assemblait, se répondait, formait un tout absolument cohérent.
On passe à quoi ? La mise en scène ? Allez ! J'ai été conquise. Si "tambour battant" est d'ordinaire une image, ici elle se prend au sens propre. C'est ultra punchy, on a rarement vu des transitions aussi géniales, la musique est incroyable, c'est un sans faute. Le spectacle met en scène deux histoires en parallèles, et même si on peut voir assez rapidement de quelle manière elles vont se rejoindre, je crois qu'on s'en fiche. Parce qu'on n'a pas vraiment le temps d'y penser, tellement chaque seconde nous colle à notre siège. Parce que les deux histoires sont aussi captivantes l'une que l'autre. Parce qu'on a surtout envie que le spectacle ne se termine pas.
Qu'est-ce qu'on a oublié ? Les comédiens ? Allez ! J'ai été conquise. Cinq comédiennes sur scène, déjà, ça fait quelque chose. Mais cinq comédiennes (et un comédien, hein, tout aussi) remarquables, on en reste bouche bée. Malgré le rythme haletant, toutes et tous ont pu dessiner leurs personnages avec précision et avec mesure. Une dimension féministe traverse évidemment le spectacle en filigrane, visible, mais jamais appuyée. Et surtout, pas manichéenne : la sororité est un axe fort du spectacle, c'est sûr, mais la violence n'est jamais loin, et cette troupe nous fait ressentir l'une comme l'autre sans jamais forcer le trait.
Quelque part vers le milieu du spectacle, j'ai écrit sur mon carnet "waouw". Le Goût de la framboise semble cocher toutes les cases. Et vu l'engouement à la sortie du spectacle, on n'est pas les seuls à le penser. Foncez !















