
Danemark
Les Danois vivent dans un pays où il pleut souvent, mangent du hareng et passent pour des gens plutôt réservés. Pourtant, ils figurent régulièrement parmi les peuples les plus heureux du monde. Après quinze ans d’enquête, Superamas tente de comprendre pourquoi. Une conférence-spectacle qui s’interroge moins sur le développement personnel que sur la société dans laquelle on vit.
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L'équipe artistique
Mise en scène, écriture, interprétation SUPERAMAS
Lumière Henri-Emmanuel DOUBLIER
Presse Isabelle MURAOUR
Production Valentine SPINDLER
Diffusion Jean-Luc WEINICH
La critique de l'Affiche
L'avis de
Nolwenn
Pupitre, ordinateur, projecteur, PowerPoint... Dès l’entrée, on se sent dans une salle de conférence !
Je suis venue seule alors je laisse traîner une oreille. J’entends une dame derrière moi parler à ses ami•es : “T’avais vu Bunker de Superamas ?”. Puis une réponse étouffée. “C’était génial, j’ai trop hâte !’
Ça me rassure. J’assiste à ma première pièce par le collectif Superamas, et une affiche générée à l’IA qui annonce une conférence sur le bonheur au Danemark… ça laissait le doute planer.
La lumière baisse, une première slide du PowerPoint nous avertis : nous nous apprêtons à voir un spectacle en Danois uniquement, sans sous-titres. Il ne faudrait pas tomber dans l'appropriation culturelle ! Une première vague de rires interrogateurs traverse la salle. Superamas entre, et commence un topo historique du Danemark, en danois ! À peine 5 minutes de spectacle, la salle est déjà hilare. Superamas, lui, reste imperturbable. Enfin presque : il finit par passer au français. Là, on découvre un homme chaleureux, bienveillant et surtout malicieux ! Un peu pince-sans-rire, drôle sans chercher désespérément à l’être.
Il nous embarque dans une aventure insolite, pour comprendre : « POURQUOI les danois sont-ils si heureux ? »
Il nous introduit au passage à une ethnologie de l’à-peu-près. Cette sciences sociale n’étant pas sa profession, il joue avec les codes, à la limite du politiquement correcte. Il en profite pour asséner un coup aux pères fondateurs de l'ethnologie et à leur éthique douteuse. Il le fait tout en finesse, nous mettant face à l’absurde.
Fière de son nouveau rôle d’ethnographe, il nous explique très sérieusement suivre le courant de l'observation participative. Plus précisément, après une rencontre avec une danoise, il s’est installé au Danemark. Ensemble, ils y ont fondé une famille. Il transforme cette histoire, son histoire personnelle, en laboratoire de sciences molles à l’échelle d’une vie ! Il joue entre le personnel et le bien de son enquête, justifie tout par et pour la recherche, avec solennité. Il présente par exemple ses enfants comme un objet d'étude idéal, tout en nous laissant entrevoir le bonheur de sa vie de famille.
Au final, ne proposerait-il pas une quête du bonheur introspective, transcrite à l'universel ? Il parle de son bonheur, questionne le notre, compare les données de différents pays… le tout construit en succession d’hypothèses à valider ou non.
En tous cas, le spectacle donne raison à la dame derrière moi : c’était génial ! J’ai passé un moment de douceur, dans l'insouciance et les rires légers. J’en ressort toutefois avec de vraies questions sur ma propre relation au bonheur.
D'ailleurs, à L'Affiche, on se demande si on ne va pas déménager au Danemark !



















