La Guerre des émeus
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La Guerre des émeus

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01h10
Martin
L'avis de 
Martin
« Satire à balles réelles ! »
Le pitch

En 1932, L’Australie entreprend une campagne militaire contre un ennemi redoutable : les émeus. L’armée australienne va par la suite s’incliner face à ce groupe d'autruches. Cet événement curieux de l'Histoire devient le point de départ pour un spectacle drôle et absurde, mettant en scène avec un total sérieux les différents personnages affectés par ce conflit.  

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L'équipe artistique

De Antoine Le Frère, Florent Oulkaïd

Mise en scène Élisa Mabit, Damien Reynal

Interprétation Antoine Le Frère, Florent Oulkaïd 

Régie Coriane Alcalde 

Photographie Stéphane Audran 

Production Olivier Barreau 

Communication David Carnel 

Costumes Julie Coffinières 

Création lumière Cassandre Germany 

Création son Alex Lefort 

Administration Margot Leroy 

Scénographie Benjamin Mornet 

Direction Clément Pouillot

Dessin Athos Rouesné-Coffinières 

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Je ne sais pas ce qui attise le plus notre curiosité : cette affiche hilarante avec cette autruche qui nous fixe, le principe qu'une armée se soit faite plumée ou que ce soit tiré d'une histoire vraie. Dans tous les cas cela fait trois raisons qui vont nous pousser à découvrir La Guerre des émeus à la Factory !

La critique de l'Affiche

Martin

L'avis de 

Martin

Imaginez une guerre où un pays civilisé engage toute son armée dans une guerre contre des oiseaux. C’est une histoire totalement vraie : ce pays, c’est l’Australie et les oiseaux, des émeus (une sorte d’autruche), on est en 1932. Ridicule, vous me direz ? Eh bien… oui. Et ce spectacle a décidé de le raconter avec un ton aussi ironique que satirique pour dénoncer la bêtise, toujours très actuelle, de notre humanité. Et les comédiens sont venus armés d’un humour saillant qui nous a conquis !

Évidemment, le point de départ est totalement burlesque, mais Antoine Le Frère et Florent Oulkaïd s'en servent surtout comme d'un miroir. Chaque scène est un parallèle avec notre société, sans jamais avoir besoin de le souligner lourdement. Derrière les uniformes australiens des années 1930, on reconnaît nos responsables politiques, nos militaires, nos militants, nos experts, nos communicants. Personne n'est épargné et chacun est renvoyé à ses contradictions. C’est burlesque et caricatural, mais c’est surtout caustique et corrosif, et c'est ce décalage qui nous fait rire.

La grande réussite du spectacle tient aussi à ses deux interprètes. En quelques secondes et avec quelques costumes et une scénographie très efficaces, ils font naître une galerie de personnages parfaitement dessinés. Le général mégalomane, le jeune soldat naïf, le ministre opportuniste ou encore la femme de militaire existent instantanément. On oublie vite qu’ils ne sont que deux ; on a surtout l’impression d’avoir une véritable troupe tant la complicité de leur duo et la minutie de leur travail de mise en scène fonctionnent.

Mais sous la satire se cache une véritable cible. Si tout le monde en prend pour son grade, c'est bien le culte de la virilité qui ressort comme le grand perdant de cette bataille. Cette obsession de la domination, de la force et de l'honneur apparaît ici dans toute son absurdité. Déclarer la guerre devient moins ridicule parce qu'elle est menée contre des oiseaux que parce qu'elle est le prolongement logique d'une masculinité incapable d'imaginer une autre réponse que la violence. Et dans tout cela, un seul personnage résiste ; je vous laisse deviner son genre.

Rarement une comédie aura donné envie de rire... tout en laissant un léger goût d'inquiétude. Car le spectacle ne parle finalement pas de 1932, mais de nous. Et c'est précisément ce qui le rend aussi drôle qu'indispensable.

La bande-annonce

Les contenus

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